6ème congrès extraordinaire du P.c.t : Jean-Pierre Nonault à la tête de bureau de la coordination du comité préparatoire
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- Créé le mercredi 13 avril 2011 09:11
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Mise en place le 31 mars 2011, par le bureau politique du P.c.t (Parti congolais du travail), la coordination du comité préparatoire du 6ème congrès extraordinaire du P.c.t que dirige Jean-Pierre Nonault, a organisé, samedi 9 avril dernier, au siège du P.c.t à Mpila (Brazzaville), un point de presse animé par Pierre Ngolo, premier rapporteur du bureau de coordination du comité préparatoire du 6ème congrès extraordinaire. Ce dernier a rendu publique la composition du bureau de cette coordination et a indiqué sa mission fondamentale.
Pour le P.c.t, le dernier grand virage vers le 6ème congrès extraordinaire, appelé congrès de l’ouverture, vient d’être pris, avec la mise en place de la coordination du comité préparatoire. Une coordination qui doit mettre les bouchées doubles, travailler d’arrache-pied, pour la réussite du congrès de l’ouverture qui se tient à Brazzaville du 3 au 7 juillet prochain. Pierre Ngolo a indiqué que la coordination du comité préparatoire «est appelée à réunir toutes les conditions permissives à la tenue réussie du 6ème congrès extraordinaire du P.c.t, congrès d’ouverture qui doit accoucher d’un P.c.t mobilisateur et présent dans le débat et dans la proposition».
Pierre Ngolo a fait son point de presse en présence de quelques membres influents de ce parti tels que Gabriel Oba-Apounou, Enoch Ngoma, Jean-Pierre Heyko Lekoba et bien d’autres. Tous les membres de la coordination étaient là, en dehors de son président Jean-Pierre Nonault, qui s’était excusé, en raison d’une autre activité qu’il avait.
L’objectif de ce point de presse était de présenter, de manière officielle, le bureau de la coordination du comité préparatoire aux militants et édifier l’opinion nationale et internationale sur la vie de ce parti. C’est une équipe de cinq membres dirigée par Jean-Pierre Nonault, membre du bureau politique, ancien ambassadeur du Congo en France. La grande surprise est que ce bureau n’est pas composé des caciques de ce parti, qui sont souvent aux avant-postes. D’aucuns pourront parler d’une grande inconnue. Mais, en mettant en place cette équipe, le bureau politique a, certainement, des raisons particulières qui l’ont amené à faire ce choix, pour réussir son congrès d’ouverture. Ce sont, peut-être, des signes qui ne trompent pas sur la volonté de redynamiser ce parti.
Pierre Ngolo a commencé sa communication en remerciant tous ceux qui ont répondu présents à ce rendez-vous. Et puis il a fait un bref rappel de quelques situations surmontées par le P.c.t au moment où on s’y attend le moins. «L’histoire du Parti congolais du travail est un cheminement au long cours durant lequel cette organisation politique, tout en gardant le cap et en étant fidèle à ses normes et à son système de valeurs, a toujours su s’adapter aux aspérités des temps, tel «ce roseau qui plie mais ne rompt pas». Dans les périodes récentes, le P.c.t a su relever, courageusement, les défis, en opérant, en son propre sein, une rupture systémique, passant de l’époque du monopartisme politique à la démocratie. Il a su affronter des élections ouvertes et accepter, sans état d’âme, les résultats sortis des urnes», a t-il rappelé. Et de poursuivre: «Organe de combat, il a puisé dans le plus profond de son âme, les ressources nécessaires, afin de surmonter ses lignes de fractures internes. Ainsi, il a organisé en 2006, le 5ème congrès extraordinaire, congrès de l’unité, au cours duquel des organes et des instances ont été mis en place, dans un esprit de conciliation le mettant à l’abri de l’implosion».
Pierre Ngolo a souligné que, «toujours fidèle à sa volonté d’agir pour apporter des réponses aux différents maux qui minent la marche en avant de notre pays et à sa faculté d’adaptabilité face çà l’accélération actuelle du temps politique avec le besoin irrépressible des peuples à la mutation, la complexité, la fragilité et l’instabilité des sociétés modernes, le P.c.t a initié, courant 2010, des missions d’état des lieux des organes intermédiaires et de base du parti à travers tout le pays». Pour lui, le diagnostic de cette écoute de la base a décelé des facteurs d’immobilisme inquiétants et une absence d’attractivité du P.c.t dont la vocation, en tant que parti au pouvoir, devait, pourtant, être d’assumer le rôle d’espace de créativité, de débats, de propositions et de partage, afin d’accompagner et de protéger l’action du président de la République. Mais, le premier rapporteur a estimé que «la lecture croisée de ce rapport critique, apprécié par le secrétariat permanent, le bureau politique et enfin le comité central, a permis, le 5 mars 2011, au plénum du comité central, en sa deuxième session extraordinaire, de convoquer, du 3 au 7 juillet 2011, le 6ème congrès extraordinaire sur le thème: «Dans la paix, la stabilité et la cohésion, engageons-nous, dans un esprit d’ouverture, à revitaliser le Parti congolais du travail, en vue de contribuer à la modernisation du Congo», a t-il dit.
Jean-Pierre Nonault a, donc, la lourde tâche de réussir un événement très attendu par les militants qui souhaitent ardemment que leur parti continue de jouer le rôle de fer lance de la vie démocratique nationale, à l’heure des grandes mutations socio-politiques qui balaient des régimes dans certains pays du continent.
Pascal-Azad DOKO
Bureau de la coordination du comité préparatoire du 6ème congrès
- Président: Jean-Pierre Nonault;
- Premier Vice-Président: Edgar Diafouka Bambela;
- Deuxième Vice-Président: Guy Georges Mbaka;
- Premier rapporteur: Pierre Ngolo;
- Deuxième rapporteur: Pierre Passi.


