Quand toutes les femmes paysannes descendent dans les rues à Ouesso

Une sexagénaire ayant été agressée, sauvagement, dans son champ, par des bandits portant des cagoules, toutes les femmes habitant Ouesso ont manifesté, bruyamment, dans les grandes artères de leur ville. Une façon de protester et d’attirer l’attention des autorités préfectorales et de la police sur l’insécurité qui règne dans leur zone. C’est le dixième cas d’agression enregistré à Ouesso, où des bandits sèment la terreur et s’en prennent, surtout, aux femmes, dans les plantations situées hors du périmètre de la ville, sans que les services de sécurité de la police, de la gendarmerie ou même de l’armée n’arrivent à mettre la main sur ces bandits. La pauvre sexagénaire n’a eu la vie sauve que grâce à l’intervention des passants, qui ont pris en chasse son agresseur, sans pouvoir l’attraper. Il ne leur restait plus qu’à conduire la sexagénaire victime à l’hôpital. Une horde de malfrats, appelés «Koulouna» ou «Kata-Kata», écument les routes de Ouesso, créant ainsi un grand sentiment d’insécurité. Ces derniers temps, les femmes vont de moins en moins aux travaux champêtres et les produits agricoles se font rares sur le marché. En tout cas, c’est un grand défi pour la force publique d’éradiquer ce phénomène de banditisme sanglant, qui fait déjà fureur dans un pays voisin, la RDC.

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