B.e.a.c (Banque des Etats de l’Afrique centrale) : Les économies des pays de la Cemac se portent bien
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- Créé le vendredi 27 juillet 2012 09:58
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Brazzaville a abrité, successivement, lundi 23 juillet 2012, deux réunions distinctes sur le plan monétaire et économique: la session ordinaire du conseil d’administration de la B.e.a.c (Banque des Etats de l’Afrique centrale) et la session du comité ministériel de l’Umac (Union monétaire de l’Afrique centrale).
Les deux rencontres, qui se sont tenues au siège national de la B.e.a.c, sous le patronage de Luc Oyoubi, ministre de l’économie, de l’emploi et du développement durable de la République Gabonaise, en qualité de président en exercice du comité ministériel de l’Umac, ont conclu que la B.e.a.c a retrouvé une bonne santé et que les économies des pays de la Cemac connaissent de bonnes croissances.
Les conclusions des deux réunions ont montré que les économies des pays de la Cemac (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale) se portent très bien, avec un taux de croissance global qui dépasse les 5%, sur cinq des six Etats membres, a déclaré le président en exercice de l’Umac.
A la réunion de l’Umac, les membres du conseil ont constaté la réalisation des bonnes performances des économies des pays de la Cemac, par rapport à ce qui se passe au niveau mondial où la tendance est, plutôt, à la baisse de la croissance. En Europe, il y a quelques perturbations, pour l’instant, mais celles-ci n’ont pas d’incidence significative sur les économies de la sous-région, a confirmé le président en exercice du conseil.
Au cours des travaux, le comité ministériel de l’Umac a discuté de beaucoup de dossiers, notamment de la situation au sein de la Cemac, avec tous les aspects relatifs au développement économique et social. Dans les transports, la libre circulation des personnes et des biens entre les Etats membres demeure une préoccupation. Les gouvernements sont invités à accélérer le processus d’intégration, pour que l’Afrique centrale ne soit la dernière sous-région dans ce domaine.
En ce qui concerne la B.e.a.c, les administrateurs ont procédé à l’analyse de son évolution économique et financière. Ils ont pris connaissance des données actualisées sur la situation économique et monétaire de la Cemac, en 2011, en dressant les perspectives de l’année 2012. L’examen de tous ces dossiers ont permis aux administrateurs de reconnaître l’accélération de la croissance économique de l’année précédente, avec une hausse de 5,1%, contre 3,9% en 2010. Par contre, ils se sont préoccupés de la résurgence des tensions inflationnistes, qui sont à 1,7% contre 1,6%, un an plus tôt.
Pour l’année 2012, ils ont confirmé que les perspectives macroéconomiques devraient rester favorables, avec un taux de croissance de 5,7%, avec la poursuite de l’amélioration des comptes publics, extérieurs et monétaires. Cependant, les pressions inflationnistes persisteraient et se situeraient autour de 3,2% au-dessus de la norme communautaire. Une situation dont les gouvernements des pays de la Cemac devraient se préoccuper, pour ne pas fragiliser le pouvoir d’achat des populations.
Les administrateurs ont, aussi, approuvé l’exécution du budget de la B.e.a.c, exercice 2011, mais dont le montant n’a pas été révélé. Ils ont autorisé le report des crédits d’investissement dudit exercice. D’une manière générale, la banque a retrouvé une très bonne santé, malgré les quelques dysfonctionnements qu’elle a connus par le passé. C’est pourquoi, il y a eu des réformes pour corriger ces dysfonctionnements. La B.e.a.c est l’une des institutions de la zone qui marche le mieux, a dit Luc Oyoubi.
Philippe BANZ.


