Dolisie: Medias et élections : Les journalistes ont été formés au monitoring des medias
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- Créé le mardi 10 juillet 2012 10:00
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Du 16 au 18 juin 2012, le Pnud (Programme des Nations unies pour le développement) a organisé, dans la salle de conférences du stade Denis Sassou-Nguesso, à Dolisie, un atelier de formation Bridge en monitoring des médias à l’attention des professionnels des médias venus des départements du Niari, de la Bouenza et de la Lékoumou, ainsi que des membres du C.s.l.c. Cette formation de type opérationnel a été financée par le Pnud, l’Usaid, l’Union européenne et l’ambassade de France. Avec l’appui technique de Gorée Institute du Sénégal.
Cette formation s’inscrit dans le cadre du projet «Appui aux acteurs étatiques et non étatiques du processus électoral en République du Congo», pour lequel les partenaires s’emploient à «assurer une plus grande participation des populations, notamment les femmes, les jeunes et populations vulnérables au processus électoral, en 2012, à travers l’appui aux organisations de la société civile et de contribuer à un processus plus transparent, efficace et crédible par le renforcement des capacités de la Conel (Commission nationale d’organisation des élections), de la D.g.a.e (Direction générale des affaires électorales) et du C.s.l.c (Conseil supérieur de la liberté de la communication).»
La formation Bridge en monitoring des médias vise des objectifs majeurs, dans la perspective des élections législatives de juillet 2012 et des locales en 2013, à savoir: introduire les membres du Conseil supérieur de la liberté de communication et les journalistes à la méthodologie bridge et à la méthodologie monitoring des médias de Gorée Institute basée sur le guide de monitoring des médias de Gorée Institute; sensibiliser les membres du C.s.l.c et les journalistes sur le rôle des médias dans le processus électoral; partager l’expérience de monitoring des médias au Sénégal avec les membres du C.s.l.c et les journalistes.
Durant trois jours, les séminaristes ont échangé avec Mme Antoinette Mbrou et M. Ndiaye Massamba, experts du Pnud, sur les thèmes suivants: «Rôle des médias dans la gouvernance démocratique»; «Définitions et objectifs du monitoring des médias»; «Aspects principaux pour une évaluation du rôle des média dans les élections»; «Utilisation des résultats du monitoring des médias»; «Calendrier de l’observation des médias»; «Critères de sélection des média et contenus à monitorer»; «Variables définissant un acteur politique»; «Acteurs politiques à monitorer»; «Média et élections : acquis et limites»; «Echantillonnage»; «Types de programmes à observer»; «Définition du système d’analyse»; «Définition de la qualité de couverture»; «Définition d’une unité de contexte et d’une unité d’enregistrement»; «Présentation du guide des principales variables pour la télévision, la radio et la presse écrite»; «La régulation des medias en période électorale»; «Utilisation d’un site web pour le monitoring des médias: cas du Resocit (Réseau des observateurs citoyens du Sénégal)».
Les experts ont, également, partagé l’expérience de Gorée Institute du Sénégal, notamment sur la présentation de: la fiche de monitoring pour la télévision, la radio et les journaux; la fiche du Conseil national de régulation de l’audiovisuel au Sénégal; la fiche de violation du silence électoral et de la liberté d’expression. Il a été réalisé des séances de simulation, parmi lesquelles l’organisation et la planification d’un projet de monitoring.
Evoquant les avancées du Conseil supérieur de la liberté de communication, le haut conseiller Jean Pascal Mongo Slym a indiqué que son institution a régulé, avec succès, les élections législatives de 2007, les locales de 2008 et la présidentielle de 2009. «Le C.s.l.c n’a reçu de plainte ni des hommes politiques ni des autres acteurs, dans la couverture médiatique de ces élections. Ce succès est lié au respect des textes. Les médias ont des obligations en cette période très sensible. Il s’agit, notamment de respecter le protocole d’accord signé avec le C.s.l.c, pour les médias qui ont accepté d’assurer la couverture de la campagne électorale. Egalité dans le traitement des élections, égalité de temps de parole pour la diffusion de message de campagne c’est-à-dire 150 minutes à repartir entre différents candidats des partis politiques, groupement ou individualité, dans chaque circonscription électorale. A cette période, il y a, aussi, des prohibitions», a-t-il dit.
A la clôture de la formation, Pascal Mongo Slym s’est dit persuadé que cet atelier a permis d’acquérir les compétences nécessaires dans le monitoring des medias. Il a, par ailleurs, insisté sur la nécessité pour les médias d’observer les mesures édictées par le C.s.l.c, dans la couverture médiatique des élections. «A vous de mettre en pratique les enseignements reçus» a-t-il martelé.
Pour sa part, Innocent Mabikana, Conseiller technique représentant le Préfet du département du Niari, a invité les participants à faire respecter l’égalité et l’équilibre dans le traitement de l’information en cette période électorale. «Je vous invite au respect à cette occasion au respect du protocole d’accord entre les medias et le Cslc, afin que le quatrième pouvoir prenne place véritablement dans notre pays», a-t-il conclu.
Il n’est pas sans intérêt de signaler que le monitoring des médias, qui veut dire, simplement, observation, doit tenir compte de trois périodes, à savoir: avant la campagne électorale, pendant la campagne, la période post électorale jusqu’à la publication des résultats. L’utilisation des résultats du monitoring peut permettre de faire un plaidoyer sur la qualité du travail fourni par les professionnels des médias en cette période particulière.
A la fin de la formation, des certificats ont été remis aux participants.
Eric MAHOUNGOU-NZINGOU
Correspondant permanent à Dolisie


