Journée internationale de la liberté de la presse : Les journalistes de la ville océane ont renforcé leurs capacités

A l’occasion de la journée internationale de la liberté de la presse, célébrée le 3 mai de chaque année, le R.p.j (Réseau panafricain des journalistes), le P.j.f et l’A.c.j.r ont, conjointement, organisé du 2 au 4 mai 2012, dans la salle de conférence du C.f.c.o de la ville de Pointe-Noire, des conférences-débats sur le thème générique: «Risques et avantages du métier du journaliste reporter». Plusieurs hommes des médias de la place y ont pris part.
Pendant ces trois jours, les hommes de média ont suivi diverses communications, riches les unes, les autres. Il s’est agi de: «La responsabilité sociétale des journalistes», développé par Laurent Delassus, formateur directeur général de la Mntv; «Les risques et avantages du métier de journaliste reporter» par Guy Noël Sam Ovhey-Panquima, journaliste et maître assistant  à l’Université Marien Ngouabi; «La conception et gestion de la grille des programmes», par Nfumu Fylla Saint Eude, journaliste. «Les techniques et difficultés de la collecte de l’information», par Emile Ngakama, directeur de rédaction des Dépêches de Brazzaville, et «Le reportage en direct», par Yves Roger Yebeka, complété par Ghislain Joseph Gabio, journaliste reporter sportif.
Laurent Delassus  a dégagé les responsabilités propres aux praticiens des médias eux-mêmes, lesquelles sont liées à des considérations déontologique, éthique et juridique. Cette dernière découle de la législation en vigueur dans le pays.
Passant outre les six aspects, qui, sur le plan interne propre au reporter, engendrent des risques à partir de la séduction, de la traite, voire de la sollicitation dans un environnement où le politique et l’argent sont, généralement, les deux éléments capables non seulement de pervertir le journaliste mais aussi, de lui créer des écueils, Guy Noël Sam Ovhey-Panquima a montré que les journalistes courent des risques dans l’exercice de leur métier et parfois, au détriment des règles élémentaires techniques. Ces risques peuvent être d’ordre sécuritaire lorsqu’on pratique un journalisme hors bureau, hors desk. A cela, il faut ajouter les zones d’émeutes, de soulèvement de guerre ou de tensions multiples qui sont des possibilités malheureuses pour le journaliste d’être happé, et donc d’en pâtir physiquement voire d’en mourir. A ce propos, Monulphe Bosso, journaliste reporter de Télé 7 Kinshasa et conférencier, a donné l’exemple concret du reporter de guerre. Un exemple patent et quelque peu tragique qui a  révélé les deux faces du métier de journaliste.
Pour  Nfumu Fylla Saint Eude, l’élaboration et la gestion de la grille des programmes  obéit à des critères techniques, universellement, reconnus, mais diversement pratiqués. Suite aux échanges sur ce thème, il est apparu que la plupart des stations de radios et de télévisions actuelles travaillent sous forme de bricolage. Certains métiers de base, comme celui de régisseur d’antenne, ont disparu, alors que des jeunes gens ignorent même que cela a existé.
Emile Ngakama a, dans son exposé, brossé les différentes méthodes de collectes et mis l’accent sur l’exploitation des documents et des données rassemblées. Ce qui a permis aux participants de bonifier leurs capacités en la matière, en dépit de leurs années d’exercice.
Par ailleurs, Yves Roger Yebeka, journaliste, et Ghislain Joseph Gabio, journaliste reporter sportif ont, tous les deux, montré que le métier de reporter, au-delà de la spécialité, est un métier difficile de par la préparation matérielle, journalistique, intellectuelle et organisationnelle du travail. Ici, les participants ont compris qu’il s’est agi, particulièrement, de l’audiovisuel.
Ce séminaire de renforcement des capacités a été clôturé par la lecture du message  commun du secrétaire général de l’Onu et de la directrice générale de l’Unesco lu par Irina Bokova représentant l’Unesco au Congo. 

Noëllie BOUANGA
et Equateur Denis NGUIMBI

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