La généralisation de la corruption et de la fraude est une réalité au Congo


La catastrophe dont ont été victimes les habitants de Mpila et de Ouenzé, le 4 mars, a révélé - tout le monde en a conscience - de lourds dysfonctionnements dans la machine administrative congolaise. Un lecteur nous a écrit. Il parle de l’incurie, selon lui, développée dans les services publics et les cabinets ministériels, dans la gestion des ressources financières, notamment les crédits alloués. Alors, il se pose beaucoup de questions: «Combien d’écoles ont été construites chaque année? Combien d’hôpitaux ont été équipés? Combien d’établissements publics ont été réhabilités dans tous les secteurs de la vie publique? Que fait la cour des comptes? Que fait l’inspection générale d’Etat?». A l’opposé, il relève que «des maisons et autres immeubles grand standing poussent dans nos villes comme des champignons. Qui en sont les propriétaires et avec quels moyens ou quels salaires les construisent-ils?». Pour notre lecteur, la «Commission nationale de la lutte contre la corruption et la fraude devrait monter au créneau… Mais  comment, quand et avec quels cadres… vaccinés contre le fléau…?».  Une interrogation qui sonne comme un défi lancé à cette commission.  A elle de le relever.

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