Journée nationale de la jeunesse : Développer des compétences citoyennes chez les jeunes, pour les rendre efficaces

Mardi 28 février 2012, le Ministère de l’éducation civique et de la jeunesse a organisé, dans la salle de conférences du Mémorial Pierre Savorgnan De Brazza, à Brazzaville, une conférence sous le thème: «Les intellectuels et les sociétés savantes face à la problématique de la jeunesse congolaise», animée par Anatole Collinet Makosso, ministre de l’éducation civique et de la jeunesse.
Plusieurs personnalités civiles et responsables de mouvements de jeunesse y ont pris part, comme Grégoire Léfouoba, qui a dirigé, jadis, ce département ministériel.
Conscient de l’évidence que la  jeunesse est un atout important pour le pays, le Ministère multiplie des rencontres pour la conscientiser. D’où la tenue de cette conférence, qui a réuni plus d’un jeune et qui a été un haut moment d’échange entre intellectuels, pour concevoir une politique liée à la gestion de cette jeunesse.
Anatole Collinet Makosso a, dans son exposé, défini le plan d’action de son département pour l’autonomisation de cette jeunesse. Etant un atout important, le ministre a exhorté les jeunes à travailler, à abandonner l’alcool et le tabac, car ils  constituent une des plus grandes ressources inexploitées, pour répondre à la vision du Congo, pays émergent à l’horizon 2025. Aussi a-t-il précisé que l’utilisation de cette couche sociale peut, donc, se révéler un atout crucial, pour une croissance économique plus inclusive. Anatole Collinet Makosso a, en outre, fait savoir que son Ministère a mis en place la Njeco (Nouvelle jeunesse congolaise), un mouvement juvénile qui a pour mission de conscientiser la jeunesse, en le sortant des sentiers de l’incivisme, l’impolitesse, la débauche, des antivaleurs, de l’insalubrité publique, de la violence et du désordre social. Avec cette jeunesse, il s’agira de développer chez les jeunes des compétences citoyennes pouvant rendre effective et efficace leur implication dans la dynamique du projet de société: «Le chemin d’avenir» lancé par le président de la République, Denis Sassou Nguesso. Il s’agit de faire éclore une jeunesse respectueuse des lois, capable de se donner des règles et d’adopter des comportements responsables vis-à-vis d’elle-même et des autres.
De plus, un guide de comportement civique a été élaboré. Il devra être disponible à l’école, à la maison, au travail, sur la place publique, et même à l’étranger.
A la fin de la conférence, Doumas Thibault, président de l’U.l.e.c.o (Union libre des étudiants du Congo), n’a pas caché sa satisfaction quant à la détermination du ministre à combattre l’incivisme chez les jeunes. «Je pense  que le ministre s’est rendu compte des différents maux qui minent la jeunesse, à cela, il faut des pistes de solutions. Nous saluons le combat perpétuel du ministre pour le changement de cette jeunesse. Nous, en qualité de responsable des mouvements de jeunesse, nous devons, à notre tour, faire le relais, pour expliquer à nos collègues les propos du ministre, afin d’espérer avoir une jeunesse responsable, car l’avenir se prépare dès aujourd’hui», a-t-il dit.
La cérémonie de cette journée a débuté par l’allocution de la Directrice dudit Mémorial, Belinda Ayessa.
Rappelons que toute la jeunesse congolaise célèbre la Journée nationale de la jeunesse, le 28 février de chaque année, depuis 2001. Cette journée a été instituée à la suite des assises de la première conférence générale organisée à Brazzaville, du 23 au 28 février 2001.

Esperancia MBOSSA OKANDZE

Informations supplémentaires