Après la catastrophe de Mpila : Pour les diplomates européens, la phase d’urgence est terminée; place à l’aide humanitaire
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- Créé le mercredi 21 mars 2012 09:56
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Les ambassadeurs des pays européens et de l’Union européenne présents au Congo ont fait le point de leur aide d’urgence aux sinistrés de la catastrophe du 4 mars 2012, à Brazzaville. Au cours d’une conférence de presse, le mercredi 14 mars 2012, dans la salle André Gide de l’Institut français du Congo (ex-Centre culturel français), à Brazzaville, les diplomates européens ont, en effet, fait le point de l’implication de leurs pays, institutions et sociétés privées européennes dans l’assistance aux victimes.
Face à la presse, il y avait les ambassadeurs Marcel Van Opstal (Union européenne), Jean François Valette (France), Nicolo Tassomi (Italie) et Herman Merkx (Belgique), les responsables d’institutions et O.n.gs comme Pierre Yves Scotto (Commission européenne), Julie Claveau et Charles Frisby, (Mag), Zinedine Kada (Croix-Rouge française) et Paul Fréderic Mbani (chef du département communication de la Croix-Rouge congolaise).
L’objectif de la rencontre des diplomates européens avec la presse était de faire le bilan des interventions urgentes déjà réalisées par les pays et institutions européens, suite à la tragédie de Mpila. Les trois Etats européens représentés au Congo, notamment la France, l’Italie et la Belgique, ont pris, à titre individuel, une série de mesures de première urgence. Dès le lendemain de la catastrophe, ils ont mobilisé d’importantes ressources financières et matérielles, pour soutenir les autorités congolaises dans l’aide apportée aux victimes.
La Commission européenne, quant à elle, intervient déjà en matière de sécurité, en soutenant l’O.n.g britannique Mag (Mines advisory group) et par l’intermédiaire de financements de son bureau humanitaire (Echo). La Commission européenne interviendra, également, dans les secteurs de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène, dans l’appui à la gestion des sites sinistrés notamment par l’enregistrement des déplacés, et la restauration des moyens de subsistance des ménages.
La France a livré et installé 59 tentes destinées à l’accueil des déplacés dans les sites mis en place par le gouvernement, ainsi que 2,5 tonnes de matériel médical et de médicaments à destination des hôpitaux. Une équipe médicale composée de 22 missionnaires a été dépêchée sur place en renfort du personnel congolais. La France a, également, envoyé une mission de huit personnels militaires pour le déminage.
L’Italie, par le biais de son Ministère des affaires étrangères, a accordé une subvention de 50 mille euros à la fédération de la Croix-Rouge internationale, 30 tentes venues de la protection civile italienne capables d’abriter 300 personnes, 50 matelas, 500 kg de denrées alimentaires et d’autres biens de première nécessité.
La Belgique a déployé une équipe médicale d’urgence à l’hôpital de Makélékélé, et envoyé, à Brazzaville, un cargo de matériel médical. Elle a, également, apporté son assistance aux sinistrés accueillis au site de la cathédrale Sacré-Coeur.
De nombreuses O.n.gs et entreprises privées européennes se sont mobilisées, durant toute la première semaine de la catastrophe, pour livrer du matériel médical, envoyer des équipes médicales et faire des dons de denrées alimentaires.
Selon les diplomates européens, le gouvernement congolais a accepté la proposition de la commissaire européenne aux affaires humanitaires d’activer le mécanisme européen de protection civile (le Mic qui dépend aussi de Echo). Ce travail va se faire en complémentarité avec d’autres acteurs, en particulier l’équipe du système d’évaluation et de coordination des catastrophes des Nations Unies, qui travaille avec le gouvernement sur la gestion de la crise actuelle. Cette équipe comporte, d’ailleurs, un membre associé de l’Union européenne. Une mission de quatre experts en protection civile arriver le 16 mars 2012, afin de réaliser une première évaluation des capacités existantes des services d’urgence du Congo et formuler des recommandations visant à améliorer leur capacité de réaction et de réponse.
Pour les diplomates européens, la phase d’urgence est terminée. Maintenant, les pays européens s’inscrivent dans l’aide humanitaire bilatérale. L’Union européenne a salué la mise en place d’une commission d’enquête pour connaître l’origine de l’incendie du dépôt de munitions du camp du régiment blindé de Mpila.
Philippe BANZ.


