Dialogue social : Denis Sassou Nguesso appelle les partenaires sociaux à la poursuite du dialogue

Le président de la République,  Denis Sassou Nguesso, a invité, le 18 janvier dernier, au palais du peuple, à Brazzaville, les partenaires sociaux à poursuivre le dialogue qui, selon lui, a permis la paix, la stabilité et la relance de l’économie nationale. Il s’est exprimé au cours d’un entretien avec le Comité national du dialogue social, conduit par son président, le ministre d’Etat, ministre du travail et de la sécurité sociale, Florent Ntsiba.

Le président de la République a salué les sacrifices consentis par les partenaires sociaux, et estimé que les acquis de la trêve sociale, conclue entre le gouvernement et les représentants des travailleurs et du patronat, devraient être préservés, en vue du développement du pays. 
«Nous avons pu, grâce à votre sens de responsabilité et de devoir, maintenir la trêve sociale. J’ai demandé qu’il y ait, toujours, le dialogue, y compris au plan politique. Grâce à la paix sociale et au travail, nous avons pu engranger quelques résultats. Et, nous avons déclaré que chaque fois qu’il y ait les résultats, il faut que le peuple soit bénéficiaire», a-t-il déclaré.
Evoquant la grève lancée le 9 janvier et suspendue le 17 janvier, pour une durée d’un mois, par la C.r.p.e (Convention pour la revalorisation de la profession d’enseignant), le chef de l’Etat a reconnu le droit de grève et appelé les syndicats à travailler dans la légalité. «La liberté syndicale ne signifie pas qu’il faut empêcher les autres travailleurs, qui ne sont pas affiliés au syndicat en grève, d’aller au travail», a-t-il lancé, demandant aux grévistes de reprendre la voie du dialogue, car ils sont «dans l’erreur». La C.r.p.e, faut-il le rappeler, réclame au gouvernement, l’harmonisation des textes d’intégration et le paiement des soldes d’activités des enseignants volontaires, bénévoles et prestataires.
«Les syndicats doivent être légaux. On ne peut pas déclencher une grève, lorsque le dialogue engagé avec les partenaires n’a pas échoué (…). Dialoguer, on finit toujours à trouver le compromis. Je pense qu’il faut continuer dans cet esprit. Le peuple n’a pas le droit de compromettre cet espoir qui naît. Ce n’est pas seulement de la parole, mais des actes concrets sur le terrain. Les mesures qui ont été prises pour le peuple seront appliquées. Jamais, il n’arriverait à l’esprit du président, comme par démagogie, de prendre des décisions pour tromper la population. Toutes les décisions annoncées sont réelles et seront appliquées», a ajouté le chef de l’Etat.
Le gouvernement a pris, ces dernières années, un train de mesures sociales destinées à soulager les populations. Il s’agit, entre autres, de la gratuité de la césarienne, du traitement antipaludique chez les femmes enceintes et les enfants de 0 à 15 ans, des examens biologiques et du traitement du V.i.h/Sida, du passeport, du casier judiciaire et certificat de nationalité, du permis de conduire, de la carte de commerçant, de la déclaration d’importation et d’exportation, de la pièce nationale d’identité. A cela s’ajoutent l’augmentation des allocations familiales, des bourses d’étudiants et des salaires des agents du secteur public ; l’automatisation du départ à la retraite des agents publics. 
Le président Sassou Nguesso a fait savoir que malgré les difficultés administratives, toutes les mesures sociales prises en faveur de la population seront appliquées. Il a demandé à la population de dénoncer les personnes qui entraveraient l’application de ces mesures.
Parlant au nom du comité, avant l’intervention du président de la République, Florent Ntsiba a énuméré quelques décisions prises par le gouvernement au profit des travailleurs. Avant de déplorer l’illégalité de la C.r.p.e.
Signalons que le Comité national du dialogue social est une instance de concertation entre les partenaires sociaux et le gouvernement. Il a été créé, en 2010, pour prolonger la trêve sociale en cours depuis la fin de la guerre de juin 97. 
Ce Comité se réunira, le 21 janvier prochain, pour statuer sur les dossiers soumis par les partenaires sociaux.
Par ailleurs, la rencontre du président de la République avec le Comité national du dialogue social était, aussi, l’occasion d’échange de civilités d’usage, pour la nouvelle année 2012.

Joël NSONI

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