Denis Sassou Nguesso aux congressistes du P.c.t : «Les élections ne se gagnent pas dans les bureaux. Elles se gagnent sur le terrain»
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- Créé le samedi 30 juillet 2011 11:02
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Le 6ème congrès extraordinaire du P.c.t a vécu. Dans la presse, place aux commentaires de l’événement qui a tenu les militants de ce parti en haleine, et créé le suspense au sein de la vie politique nationale. Ce congrès extraordinaire a profondément modifié le visage du P.c.t, par le renouvellement de ses instances dirigeantes, avec la montée en puissance de jeunes figures politiques. Désormais, le regard est tourné vers les perspectives électorales, à commencer par les sénatoriales partielles, en octobre prochain, les législatives, en 2012, les locales, en 2013, et la présidentielle en 2016. A ce propos, le message que le président Denis Sassou Nguesso a adressé aux congressistes du P.c.t, est éloquent.
Tout d’abord, dans notre précédente édition nous avons indiqué que de l’ancienne équipe du secrétariat permanent, seul Michel Ngakala était le rescapé. En fait, ils sont deux avec Jean-François Leckomba-Loumeto. Mais, cela n’enlève pas grand-chose au commentaire, puisque, pour la première fois, le P.c.t a connu un grand chambardement dans ses instances dirigeantes. Le suspense et l’enjeu à ce congrès extraordinaire étaient de taille. Tous les pronostics ont été déjoués. Le choix de Pierre Ngolo, comme secrétaire général, était inattendu. Son adjoint, André Massamba, était un inconnu parmi les candidats potentiels qui pouvaient briguer un poste de responsabilité à ce niveau. Il reste au ticket Ngolo/Massamba de jouer pleinement son rôle, en tenant un parti où la manifestation des tendances ne manque pas, comme on vient de le voir avec le récent congrès. Heureusement, la tutelle de son président a permis un aboutissement heureux à ce congrès.
Le choix des nouvelles instances a aussi fait son lot de déçus. Certains ne comprennent pas pourquoi ils ne figurent au bureau politique, alors que d’autres s’interrogent pourquoi ils ont été débarqués du comité central. Au-delà, c’est le mode de promotion dans les instances qui semble ne pas faire l’unanimité, puisque les critères ne sont pas objectifs.
Les enjeux à venir, ce sont les élections. A ce propos, le président Denis Sassou Nguesso, dans son message aux congressistes, l’a relevé. «Pour cela, je vous exhorte à l’unité, à la solidarité et, surtout, à l’humilité et à la modestie. Je vous exhorte à privilégier l’intérêt de l’organisation, l’intérêt général. Tenez-vous au dessus des factions et des intrigues, débarrassez-vous de tout statisme, car rien n’est pire qu’un système où la qualité se consume dans l’impuissance et la médiocrité. Nous avons besoin d’un parti fort et parfaitement structuré. Nous avons besoin d’un parti qui soit une force de réflexion, d’analyses et de propositions, capable d’appuyer, avec cohésion, l’action du gouvernement. Tout autant, nous avons besoin d’un parti qui soit une force de combat politique, une force de mobilisation, une puissante machine électorale. Que personne ne l’oublie, les élections ne se gagnent pas dans les bureaux. Elles se gagnent sur le terrain: dans les communes, dans les arrondissements, dans les districts, dans les quartiers et dans les villages. Il nous faut occuper le terrain pour espérer toujours gagner», a-t-il dit dans son message lu par son directeur de cabinet, le ministre d’Etat Firmin Ayessa.
L’alerte est bien claire. Rien ne sera plus comme avant, particulièrement en matière électorale où la transparence et l’équité feront que gagnera celui ou celle qui sortira réellement des urnes. Le souverain primaire n’hypothéquera plus son pouvoir de choisir ses dirigeants dans les urnes sur l’autel des combinaisons politiques destinées à faire fi de ses choix. C’est sur le terrain, en effet, que la pertinence des choix des politiques opérées va se mesurer. En attendant, le P.c.t peut savourer le fruit de son ouverture, avec l’arrivée de nombreux cadres. Mais, il faut, maintenant, faire face à l’avenir.
Joël NSONI


