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    Séance de questions orales au gouvernement à l’assemblée nationale

    Gilbert Ondongo a annoncé le recrutement de cinq mille fonctionnaires cette année

    Jeudi 5 mars dernier, l’assemblée nationale a tenu sa première séance de questions orales au gouvernement. Pour cette première séance, qui a duré moins d’une heure, c’était le ministre des finances, du budget et du portefeuille public, Gilbert Ondongo, qui était sur la sellette, pour répondre à une question du député Benoît Baty, sur les attentes des Congolais après l’atteinte, par le Congo, du point d’achèvement de l’initiative Pays pauvres très endettés. A cette occasion, le ministre Ondongo a annoncé le recrutement, dans la fonction publique, de cinq mille fonctionnaires, cette année.

    Gilbert Ondongo.

    Très encadrées, les séances des questions orales au gouvernement à l’assemblée nationale, ne donnent plus lieu à des débats. Au cours de la session, une séance a lieu chaque jeudi avec une seule question à l’ordre du jour. Le député pose sa question, le ministre répond. Le député peut réagir et le ministre sera le dernier à conclure. La séance est prévue pour durer une heure.

    Ainsi, jeudi 5 mars dernier, le député Benoît Baty a voulu connaître les retombées de l’atteinte, par le Congo, du point d’achèvement de l’initiative P.p.t.e. Le ministre Gilbert Ondongo a saisi cette occasion, pour apporter des éclairages à la lanterne des représentants du peuple, en expliquant le processus de l’I.p.p.t.e qui vise la réduction de la dette des pays pauvres de la planète. Il a indiqué que le Congo avait bel et bien rempli les critères exigés, pour faire partie des pays pouvant bénéficier de cette initiative, en raison de sa lourde dette extérieure.

    Parlant des retombées de l’atteinte du point d’achèvement, il a indiqué que celles-ci se déclinent en termes de retour du Congo au sein de la communauté financière internationale, pour pouvoir dialoguer avec tous les créanciers; et d’allègement substantiel de sa dette éligible. Il a insisté sur le fait que le point d’achèvement n’a créé aucune ressource supplémentaire pour l’Etat. C’est une erreur d’appréciation, pour les gens de bonne foi, de penser ainsi, a-t-il dit en substance. Par contre, «la seule vérité», selon lui, c’est que «nous souffrirons moins pour payer la dette», car celle-ci sera réduite à moins de mille milliards de francs Cfa.

    Par contre, il a reconnu que l’atteinte du point d’achèvement a ouvert des marges de manœuvres supplémentaires et donné des coudées franches, pour pouvoir développer l’économie nationale, pour améliorer les conditions de vie des populations avec la construction des écoles, des routes, des hôpitaux, etc. C’est dans cette foulée qu’il a annoncé le recrutement, dans la fonction publique, cette année, de cinq mille nouveaux fonctionnaires.

    Le ministre des finances n’a pas manqué d’évoquer la revalorisation de la rémunération des agents de l’Etat. Mais, il s’est montré très prudent. Pour lui, la revalorisation des salaires des fonctionnaires ne doit pas se faire en lien avec la bonne tenue des cours du pétrole comme on le constate actuellement. Car, il ne s’agit que d’une conjoncture. On ne doit jamais perdre de vue que le salaire est permanent. On doit être totalement sûr qu’on ne reviendra pas sur les augmentations une fois qu’elles auront été décidées. Car, il faut craindre le retournement de la conjoncture, a-t-il prévenu. Ce qui signifie qu’il n’y a pas de grandes décisions auxquelles les travailleurs de l’Etat peuvent s’attendre. Gilbert Ondongo s’en est, simplement, remis au dialogue que le gouvernement poursuit avec les partenaires sociaux et dont il ne peut pas préjuger l’issue.

    Il faut dire que la question du député Benoît Baty était d’ordre général. Ce qui a permis au ministre des finances, du budget et du portefeuille public, d’y apporter, aussi, une réponse du même ordre, même si l’annonce du recrutement de cinq mille nouveaux fonctionnaires est de nature à soulager les jeunes qui attendent d’être régularisés dans la fonction publique. L’aspect précis de la levée des mesures de blocage des effets financiers liés aux promotions et avancements dans la fonction publique, en vigueur depuis 1994, n’a pas été abordé. Or, c’est ce que les syndicats demandent, actuellement, et qui constitue la grande attente des fonctionnaires. Mais, le gouvernement s’arc-boute sur sa prudence, pour continuer à maintenir un niveau bas des salaires de ses agents, à l’heure où la lutte contre la pauvreté est un leitmotiv.

    Joël NSONI

     
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