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    Cinquantenaire de l’indépendance nationale

    L’évènement est doté d’un logo dévoilé par le président de la République

    Ça y est! C’est parti avec la célébration du cinquantenaire de l’indépendance nationale. L’événement est, désormais, doté d’un logo dévoilé par le président de la République, Denis Sassou Nguesso, lors d’une cérémonie à sa résidence privée, au quartier Mpila, à Brazzaville, mercredi 3 mars dernier, en présence des membres du comité d’organisation du cinquantenaire, avec, à leur tête, le ministre d’Etat Isidore Mvouba, qui a fait l’unique allocution présentant le sens de cette cérémonie. Le logo, sélectionné par voie d’appel d’offres, est l’œuvre d’un jeune artiste de 34 ans, Armel Thybault Miantoko Bitemo.

    Le coup d’envoi des préparatifs du cinquantenaire a été ainsi donné.

    Le Congo entend revêtir d’un éclat particulier et populaire, la célébration des cinquante ans de son indépendance. Raison pour laquelle un comité d’organisation, composé de cadres venus de divers horizons, a été constitué, depuis le mois de janvier dernier. Ce comité s’est mis au travail, sous la houlette de sa coordination dirigée par le ministre d’Etat Isidore Mvouba. La cérémonie de dévoilement du logo qui va, désormais, symboliser cet événement, a été placée sous le patronage du chef de l’Etat, Denis Sassou Nguesso. En dévoilant le logo, le président de la République a, par le fait même, donné le coup d’envoi des activités retenues pour célébrer cet événement historique.

    Cérémonie modeste mais combien significative, grâce à l’allocution prononcée par Isidore Mvouba. Celui-ci a, de manière succincte, jeté un regard sur l’histoire du pays, ses errements et ses moments forts. «Après avoir dansé sous les sirènes de l’indépendance cha-cha, le Congo a tôt fait de tutoyer les avatars de la réalité révolutionnaire, période de grande passion politique où le génie de la lucidité a, parfois, sinon souvent, laissé libre cours à la frénésie militante. Au passage, la Révolution a dévoré quelques uns de ses propres enfants. L’histoire répètera comme un leitmotiv: plus jamais ça, plus jamais ça, plus jamais ça, et pourtant, et pourtant, le sang coulera encore…», a-t-il déclaré.

    «Témoin privilégié et acteur avisé d’une bonne partie de l’histoire de notre pays, c’est à Denis Sassou Nguesso, puisque c’est de lui qu’il s’agit, que revient, une fois de plus, l’honneur d’ouvrir la page de cette marche cinquantenaire, concrétisée, ce jour, par la présente cérémonie de dévoilement du logo», a-t-il poursuivi, tout en donnant le sens du geste accompli par le chef de l’Etat. «Par ce geste, vous allez symboliser votre désir constant d’interroger l’histoire, votre souci permanent d’emmener le peuple congolais à un devoir de mémoire, votre détermination inaltérable à mettre la mémoire collective à l’abri de l’oubli, un péché contre lequel il n’y a point de rémission», a-t-il déclaré.

    Après avoir loué le rôle joué par le président Sassou Nguesso, même lors de la conférence nationale souveraine où, par une parole de sagesse, il avait «assumé… tout notre passé», il a rappelé le sens profond que le pays donne à la célébration du cinquantenaire de son indépendance. «Pour vous, le cinquantenaire doit être inscrit dans une vision active, dynamique, prospective et stratégique. Le peuple congolais, tout entier, a compris que pour vous, Monsieur le président, le cinquantenaire est à la une symbolique, une problématique, une prospective».

    Le logo, quant à lui, est une œuvre artistique d’un condensé magistral des cinquante ans de l’indépendance, de la paix et de l’unité nationale, tout en exprimant une certaine renaissance. Armel Thybault Miantoko Bitemo a, ainsi, gagné les trois millions de francs Cfa mis en jeu pour la sélection du meilleur logo. Cinq candidats ayant acheté le dossier de candidature à 50.000 francs Cfa y avaient concourru à l’appel d’offres national lancé par le comité d’organisation.

    Le cinquantenaire ayant, maintenant, son logo, on attend du comité d’organisation de passer à la vitesse supérieure dans les préparatifs du grand événement tant attendu et auquel de nombreux compatriotes, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, veulent apporter leur contribution.

     

    Pascal Azad DOKO

     
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